
Quel est l’impact du tourisme sur la planète ?
Que peut-on faire ?
Que faut-il absolument éviter ?
Ces quelques informations vont très certainement vous intéresser…
Selon une récente étude de l'ONU, le tourisme contribue à 4 à 6% des émissions de gaz à effet de serre au monde, dont 40% proviennent des transports aériens et 32% des transports automobiles et 21% des hébergements touristiques.
C’est inquiétant car on prévoit que les émissions de gaz à effet de serre dues aux transports pourraient plus que doubler dans les 10 prochaines années avec les offres low cost.
Or, on sait que l’augmentation de la concentration de ces gaz à effet de serre entraîne un réchauffement global de la planète qui entraîne à son tour des bouleversements climatiques. Il est donc important de changer nos habitudes également en matière de tourisme.
En voyage, vous souhaitez souvent conserver les mêmes conditions de confort qu’à la maison. Sachez cependant que dans certaines régions du monde où les ressources sont rares, vos besoins en eau et en énergie peuvent impacter fortement les populations locales qui s’en trouvent alors privées.
Lors des périodes de fortes affluences de vacanciers, les infrastructures, en particulier dans les pays du Sud, sont souvent sous-dimensionnées pour traiter les déchets et les eaux usées.
Résultat : les eaux usées se déversent dans les cours d'eau et dans la mer.
L'artificialisation des paysages pour construire des résidences secondaires, des complexes touristiques, mais aussi le développement d’infrastructures pour les transports et les loisirs fragilisent les écosystèmes et engendrent une forte érosion des sols, en particulier sur les littoraux (perte de la fertilité des terres / écroulements). En France, le phénomène touche particulièrement les côtes du sud et les DOM TOM.
En Australie, la grande barrière de corail, qui reçoit 1,8 millions de visiteurs par an, est aujourd’hui menacée de voir 95 % de ses coraux disparaîtrent d’ici 2050.
Nous assistons aujourd’hui à un paradoxe : le tourisme est un secteur qui contribue de plus en plus au changement climatique. Or ce changement climatique va abîmer les sites touristiques plébiscités par les vacanciers : enneigement moins important dans les stations de ski, dégradation des sites de bord de mer due à la montée des eaux et à l’érosion des côtes, immersion des îles…
Préserver les trésors que nous offre la nature est essentiel si l’on veut que les générations futures puissent, à leur tour, contempler les richesses que recèle notre planète.
Comment faire ? Vous trouverez de nombreuses pistes pour agir tout au long de cette rubrique.
Nous entendons de plus en plus parler de tourisme responsable ou durable. L'objectif est de permettre le développement touristique tout en préservant les ressources patrimoniales (naturelles, culturelles et sociales) d'un territoire, afin de minimiser les impacts négatifs de ce tourisme.
On en entend aussi parler d’autres formes de tourisme :
Il propose une juste redistribution des avantages économiques liés au tourisme comme par exemple de reverser une partie des bénéfices aux populations locales.
Il repose également sur une répartition équitable des ressources liées au tourisme mais il comporte un aspect supplémentaire : ces ressources devront permettre le développement de projets utiles à toute la communauté.
L'écotourisme, lui, est tourné vers la nature. Il se pratique en petits groupes. Il vise aussi à développer ou soutenir une économie locale comme par exemple une visite guide dans un parc naturel. Son objectif est clairement de promouvoir les espaces naturels protégés en favorisant l’économie environnante.
Il s’agit de permettre l’accès au tourisme pour tous, notamment aux populations les plus modestes et aux personnes handicapées.
Les sports d'hiver génèrent des impacts environnementaux importants : urbanisation touristique parfois mal intégrée au paysage, déboisement pour la création de pistes, détournement des ressources en eau, consommation importante d’énergie pour le fonctionnement des infrastructures…
En matière d’environnement, toutes les stations de ski ne se valent pas et vous pouvez, par le choix de votre destination, encourager la démarche « verte ».
Consultez l’éco-guide des stations de Mountain Riders : plus de 45 stations dans les Alpes et dans les Pyrénées présentent leurs actions en faveur de l'environnement en termes de gestion de l’eau et de l’énergie, de tri et de recyclage des déchets, de minimisation des transports et de mobilité « douce », de construction écologique, d’utilisation d’énergies renouvelables ou encore de sensibilisation des visiteurs à l’environnement.
Il n’est pas toujours possible d'éviter nos déplacements en voiture ou en avion pour partir en vacances. Pour certains trajets nous n'avons guère d'autre alternative.
La « compensation carbone » vous permet par un système de compensation volontaire de prendre en charge les émissions de CO2 dues à vos déplacements.
Concrètement, la compensation consiste à mesurer les émissions de gaz à effet de serre générées par une activité (transport, chauffage, vacances, etc.) puis, après avoir cherché à réduire ces émissions, à financer un projet de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de séquestration du carbone : énergie renouvelable, efficacité énergétique ou de reboisement, qui permettra de réduire, dans un autre lieu, un même volume de gaz à effet de serre.
Le principe sous-jacent étant qu’une quantité donnée de CO2 émise dans un endroit peut être « compensée » par la réduction ou la séquestration d’une quantité équivalente de CO2 en un autre lieu. Ce principe de « neutralité géographique » est au coeur des mécanismes mis en place par le Protocole de Kyoto.
Pour plus d’informations, consultez notre site « Compensation CO2 ».
Près de 924 millions de touristes en 2008. Pour 2020, l’organisation mondiale du Tourisme en prévoit 1,6 milliard.