
En habitant un appartement, que vous soyez propriétaire ou locataire, vous n’êtes pas le seul décisionnaire pour gérer les consommations d’énergie de votre logement. Mais il serait faux de croire que vous ne pouvez rien faire !
Des possibilités existent pour vous permettre de bien gérer vos consommations. Suivez le guide.
Pour mieux connaître les équipements collectifs et leur fonctionnement, consultez notre guide pratique « chauffage et eau chaude collectifs ». Vous y trouverez des explications détaillées et des schémas.
Pour évaluer l’énergie de chauffage que vous avez consommée, votre appartement peut être équipé de systèmes de répartition individuelle des frais de chauffage.
Il s’agit :
- soit de répartiteurs, posés sur chaque radiateur. C’est le dispositif le plus fréquent ;
- soit d’un compteur d’énergie thermique, placé à l’entrée du logement, lorsque cela est possible.
On constate en général des consommations de chauffage plus faibles dans les immeubles ainsi équipés, car les habitants sont plus sensibles à leur propre consommation.
| Comment fonctionne un répartiteur de frais de chauffage ? Les répartiteurs à évaporation sont des éprouvettes scellées, dans lesquelles un liquide s’évapore plus ou moins selon la température du radiateur . Le niveau du liquide est repéré par une échelle graduée et relevé chaque année. L’éprouvette est ensuite remplacée. Les répartiteurs électroniques mesurent la température de surface du radiateur. |
Individualiser les frais de chauffage n’a de sens que si :
- chacun possède un moyen d’agir sur le chauffage de son appartement, à l’aide de robinets thermostatiques par exemple ;
- les coûts d’installation et de gestion (compteurs, relevés des répartiteurs, etc .) sont inférieurs aux économies envisageables. Un seuil est d’ailleurs défini par la réglementation.
Si ce système existe chez vous, c'est que chaque appartement paye pour sa consommation. Si vous réduisez la température de votre appartement, vous réduirez vos charges de chauffage : ajustez votre chauffage.
Si vous n'avez pas ce compteur, vous pouvez en parler au conseil syndical ou au syndic, afin que soit étudiée la possibilité de l'installer. Ainsi, chacun paiera en fonction de la chaleur qu'il consomme.
Votre consommation d’eau chaude est quasi systématiquement individualisée. Des compteurs individuels sont obligatoires pour les immeubles neufs depuis 1975 et pour les plus anciens depuis 1977 (à quelques exceptions près). La répartition des frais d’eau chaude est imposée par le décret du 19 juin 1975 complété par l’arrêté du 25 août 1976.
Vous payez donc uniquement ce que vous consommez. Pensez à adopter des comportemants économes.
Si dans votre appartement le chauffage et/ou l'eau chaude sont individuels (chaudière à gaz, électrique, ballon d'eau…), vous êtes responsable de ces installations.
Consultez nos conseils pour bien gérer votre chauffage.
Pour en savoir plus sur l'entretien, la régulation, les économies d'énergie…, consultez notre page Chauffage et climatisation
Si vous notez des dysfonctionnements, si vous avez des questions, si vous souhaitez améliorer vos installations, parlez-en aux représentants du conseil syndical.
Insistez également auprès de votre syndic pour mettre ces points à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale.
Si une copropriété effectue des travaux d'économies d'énergie, installe des équipements utilisant des énergies renouvelables, certaines dépenses de fournitures ouvrent droit au crédit d'impôt développement durable et à l'éco-prêt à taux zéro pour chaque copropriétaire, à hauteur de sa quote-part.
Le raccordement à un réseau de chaleur peut aussi donner accès au crédit d'impôt développement durable.
Pour savoir comment améliorer les installations de chauffage et d'eau chaude collectifs dans votre immeuble, consultez notre guide pratique « Chauffage et eau chaude collectifs »
Pour connaître les aides financières disponibles, consulter nos pages Financer mon projet.
Pour plus d'information, n'hésitez pas à contacter un Espace Info->Énergie.
Les travaux à réaliser pour rendre un bâtiment performant énergétiquement dépendent de sa date de construction, de sa localisation, de son état initial, mais aussi, en copropriété, de l'engagement des copropriétaires et des gestionnaires du bâtiment.
Une rénovation bien menée conduit à un triple bénéfice :
- des économies d'énergie et donc des factures moins élevées,
- un meilleur confort,
- une augmentation de la valeur patrimoniale du bâtiment.
Bien souvent, à l'occasion d'un changement de système de chauffage collectif, d'un ravalement de façades, d'une réparation de la toiture ou encore lors du constat de factures d'énergie élevées, les copropriétaires s'interrogent sur l'intérêt d'entreprendre une rénovation.
Pas de précipitation, il ne faut pas risquer de faire de mauvais choix.
Les étapes incontournables pour assurer le succès d'une opération de rénovation :
- une analyse approfondie de la situation. Il faut s'accorder le temps de la réflexion ;
- l'adhésion des copropriétaires, du syndic et du conseil syndical au projet ;
- un programme de travaux adapté à la copropriété ;
- un plan de financement bien construit ;
- un accompagnement de la copropriété tout au long de l'opération de rénovation.
Pour savoir comment mener une rénovation en copropriété, consultez notre guide pratique « la rénovation énergétique en copropriété ».
Contrairement aux idées reçues, vous pouvez agir directement sur la réduction des consommations d’énergie dans votre logement.
Grâce à une meilleure connaissance de bonnes pratiques d’utilisation et des changements de comportements, vous pourrez déjà réduire ses factures d’énergie sans intervenir sur le bâti ou engager de lourds travaux.
Signalez au gardien ou au gestionnaire de l’immeuble toute défaillance : eau ou chauffage trop chauds, éclairage des parties communes toujours allumé, pompes de chauffage en fonctionnement en été, etc.
Des équipements défectueux peuvent avoir un impact important sur vos consommations énergétiques (joints de fenêtres, flexibles de douche, bouche de ventilation, etc.).
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À SAVOIR Les locataires peuvent eux aussi bénéficier d’aides financières et de prêts à taux préférentiels pour des travaux d’efficacité énergétique : aides de la CAF, crédit d’impôt développement durable jusqu’à 45 % pour certains travaux, TVA réduite à 5,5 %. Renseignez-vous auprès de votre Espace Info->Énergie ou de votre ADIL et dans la rubrique Financer mon projet. |
Pour connaître les obligations et obtenir des conseils sur les droits et devoirs de chacun, faites appel aux Agences départementales d'information sur le logement (ADIL) : elles sont présentes partout en France et délivrent des conseils neutres et précis (www.anil.org).
En cas de litige, vous pouvez saisir la Commission Départementale de Conciliation pour arbitrer le différend au regard de la loi, et éventuellement le Tribunal d'instance.
Pour d'autres conseils, consultez le guide pratique « Des gaz à effet de serre dans mon appartement »
Pour des réponses à vos questions juridiques et fiscales sur le logement, contactez votre ADIL : www.anil.org
Un réseau de spécialistes près de chez vous pour des conseils neutres et gratuits : www.infoenergie.org